Le Signe de Tanit

Auteur(s): 
Abdelaziz Belkhodja

Un cerveau en perpétuelle ébullition qui saute du roman en cours d’écriture à Hannibal, en passant par la dernière soirée. Un humour à toute épreuve en guise de gilet pare-balle - même quand il est énervé, il affiche un sourire angélique. Et une simplicité que beaucoup devraient imiter. Voilà pour l’homme. Quant à l’auteur, il n’a pas la plume dans la poche, et il suffit de lire ses romans pour se régaler de ses envolées assassines.

Une chasse au trésor, voilà le prétexte trouvé par l’auteur pour nous balader cette fois-ci de la Médina à Berlin en passant par Cap Zebib. « Prétexte » parce que, comme à son habitude, l’auteur ne se limite pas à l’action centrale de son thriller et parsème son roman de morceaux de bravoure propres à faire baver d’envie les meilleurs pamphlétistes – et encore, il se retient...
Ce thriller – livré avec sa panoplie complète de bons, de brutes et de truands – met en scène un brave fonctionnaire pas le moins du monde destiné à endosser le rôle de super-héros, une intello passionnée d’histoire, un gentil dirigeant de l’extrême-droite allemande (oui, dans la fiction, ça peut exister ; dans la réalité, ça reste à vérifier) et un intégriste que je ne qualifierai pas pour ne pas dévoiler la fin du roman. Et tout ce beau monde se démène pour mettre la main sur un trésor punique que les Allemands, durant la deuxième Guerre Mondiale, ont tenté de subtiliser…
Vous n’aurez pas le temps de vous ennuyer en lisant ce roman : la rapidité de l’action est bien servie par une écriture vive au style épuré. Pas de fioritures, pas de phrases alambiquées, des dialogues en nombre et des analyses rondement menées. Un pur moment de détente.

Année de publication: 
2008